sábado, 23 de junho de 2007

« De la Laïcité »

La laïcité et la liberté dans la France d´aujourd´hui

« Pour singulières que soient les conditions d´émergence et de déploiement du concept français de laïcité,on aurait tort de s´obstiner à rendre compte de la portée qu´il revêt exclusivement termes d´exception française.On risque, en adoptant cette posture, d´une part de nourrir les contresens qui ont fleuri, et persistent à fleurir sur ce qu´il en est la philosophie des pères fondateurs, et de l´état de droit- la loi et la jurisprudence applicable ;d´autre part, de se retrouver en porte à faux face aux obligations internationales que la France a souscrites en matière de libertés religieuses, et que permet assurément de satisfaire un maniement conséquent du concept de laïcité, mais pas,à l´inverse, un maniement intempestif. »

Jean-Michel Bélorgey, ancien député



Les institutions cultuelles : d´un statut public à un statut privé

La loi de 1905 consacre certes la séparation de l´Église et de l´État et rend caduque, non seulement la notion de religion établie, mais celle de religion reconnue.La République « ne reconnaît ni salarie » « désormais aucun culte ».

Ainsi, les institutions du culte cessent d´être institutions publiques et rentrent dans le cadre d´organisations privés.Ça ne signifie pas, cependant, que les cultes, ou la religion se voient, quant à eux, intégrés totalement dans la sphère privée.

La loi de 1905 dit même plus et garantit l´exercice publique du culte et la libre expression publique des convictions religieuses ou d´agnosticisme.

Certains mettent en cause cette partie de la loi en évoquant la charte des droits fundamentaux de l´Union Européenne (article 10) selon lequel la liberté de religion implique « le droit de manifester sa religion individuellement, ou collectivement, en privé ou en public,par le culte, l´enseignement, les pratiques et l´accomplissement des rites. »

Si le concept de laïcité emporte celle de la neutralité des institutions publiques, elle n´emporte en aucun cas, toute formulation contraire, relevant du militantisme au mépris de la loi, celle de la neutralité de l´espace publique .L´espace publique doit être pluraliste.

La forte formule de Jaurès, en disant que la laïcité « c´est la fin de l´infaillibilité d´Église et de l´État » rendre compte de ce que la laïcité n´est :

-ni une résurgence républicaine du gallicanisme de la Monarchie, de la volonté de mainmise de l´État sur une ou plusieurs religions .

-ni l´amorce d´une nouvelle religion, ou morale d´État, deíste, atheíste,theíste destiné à entrer en concurrence avec les religions ou morales pré existantes.


Une laïcité sur un fond de christianisme

Reste que la laïcité française constitue une réponse à un siècle au moins d´affrontements entre l´Église catholique et les pouvoirs politiques et à plusieurs siècles de querelles religieuses ayant profondément marqué la société française.

On sait qu´il n´y a point eu de présence musulmane en France comme en Espagne ou comme au Portugal.

La laïcité française est donc une laïcité sur fond de christianisme,conçue pour lutter contre l´impérialisme de l´église catholique.

La majorité des pays préfèrent d´inscrire le principe de la liberté religieuse dans ses constitutions.

L´idée française de la laïcité dans le détail de la loi conduit en quelque sorte à une application indiscriminé en oubliant la pluralité et la différence de la société contemporaine.

Ce fait, a conduit a plusieurs prises de position par le Cour de Cassation qui réflectent une manque d´information,voire de sensibilité au près de ce que la société est aujourd´hui.

Voici quelques exemples de matières dont il y a eu des arrêts plutôt surprenants et aveugles :

-matières d´interdits alimentaires

-matières de vêtements (affaires de foulards)

-matières de cantines et avantages repas.

-matières de mensonge (quand il y a une prescription de mentir et la religion l´interdit)

Mais, au délá, les rapports d´une société et de ses institutions politiques avec une religion, ne peuvent s´établir sous le même signe selon que cette religion soit partie intégrante d´héritage historique national.

La laïcité française s´est construite sur des préalables uniques.De l´autre côté, cette même société, s´efforce, mais sans grande enthousiasme et avec perplexité d´accueillir l´Islam.

Il sera presque impossible, dans la société française, aussi comme dans toutes les sociétés de base chrétienne, d´éradiquer tous les signes et sens religieux, voire culturelle pour la grande majorité de la société.

Décontaminer les excès de christianisme sera au peut près deculturalisé l´ensemble de la société.



Communautarisme et laïcité

« Avec la célébration du centenaire de loi de 1905 et le vote de la loi sur l´interdit ion des signes religieux à l`école, il semblait que le principe de la laïcité était définitivement inscrit dans la vie en France.Le problème ressort par un autre biais, celui du communautarisme »

Henri Paris, président de Démocraties

Le communautarisme est la reivindication d´un groupe social à avoir une droit de dérogation au nom d´une diversité.

Ça résulte ainsi par une segmentation spatiale et apparaît une loi du groupe qui se différence, voire s´oppose aux lois de la République.

Le communautarisme n´est pas toujours réligieux.En transcendant les questions religieuses,la laïcité se dresse contre le communautarisme.

C´est la loi de groupes qui en théorie s´oppose au universalisme des Lumières

Par nature le communautarisme est une doctrine américaine et s´inscrit dans le concept plus général du multicuralisme.

Le communautarisme musulman fragment la société française.Son croissante importance transcende les lois de la République.C´est le principe même de la République qui est en jeu.

Le pouvoir de la République s´est appuyé sur une conception laïque de la société pour faire contrepoids à l´importance excessive de l`Église catholique.

Après un temps où les choses se sont stabilisés, les institutions ont baissé la garde en la matière.

Or, c´est justement dans cette période de moindre vigilance que l´on a vu émerger en France, la pluralité des nouvelles croyances, surtout l´Islam.

Inscrite dans une tradition duale, la laïcité républicaine se trouve, ainsi, confronté à un pluralisme religieux et culturel auquel elle n´était pas préparée. Elle se doit donc se préparer et s´adapter

Les tous nouveaux questions posés par la laïcité conduisent l´État républicain, à ne pouvoir ignorer les spécifiés culturelles, voire religieuses des Français.

Il faudra surtout, assurer leur expression politique et qu´elle ne contrevienne pas au principe de l´égalité et de la cohésion sociale.

Pour conclure il faudrait donc que les tenants de la laïcité, les pouvoirs publiques, prennent la mesure des nouveaux enjeux qui ressortent du pluralisme religieux et culturel qui caractérisera d´ores et déjà la société française.

Il est arrivé le temps pour que les Français afférent ce que les autres pays occidentaux ont fait à cet égard.

Bibliographie

BÈLORGEY, Jean-Michel; (2006):"Terroirs de la laïcité", dans Revue Politique et Parlementaire,janvier,mars 2006

PARIS, Heril; (2006):"Communautarisme et laïcité", dans Revue Politique et Parlementaire,janvier,mars 2006

















quinta-feira, 14 de junho de 2007

« Peut-on pleinement apprécier la littérature moderne sans connaître les grandes œuvres du passé ?


« Une fois de plus le dernier roman de Margarida Rebelo Pinto a vendu des milliers d´exemplaires. »

« Pour la première fois l´industrie de l´édition a investi plus que jamais dans la divulgation du dernier roman de António Lobo Antunes. »

Est-ce qu´on peut considérer que la littérature light, de consommation ou de gare est de la littérature dans le vrai sens du terme ?

Dans les paragraphes suivants nous allons essayer de disséquer cette question plutôt savante et qui fait les titres et l´actualité du monde culturel portugais.

Il s´agit de savoir ce qui va être le canon et la référence pour l´avenir : la littérature light dont Margarida Rebelo Pinto est l´image et le drapeau ou António Lobo Antunes et la littérature « conventionnelle »?

Dans une première partie nous allons analyser judicieusement cette question, en donnant des arguments et des exemples qui nos porterons sur la grande question : qu´est-ce que la littérature ?


Depuis que Harold Bloom a défini dans « Le Canon Occidental » les œuvres qui font la référence à notre culture, l´idée de l´universalité de l´oeuvre d´art a établi de nouvelles approches et nouveaux rapports dans le monde des lettres.

Néanmoins on sait que la littérature moderne est le résultat des centaines années d´évolution de la civilisation occidentale.Les styles et surtout les sujets sont récurrents dans l´histoire de la littérature :l´amour, la mort et tous les rapports humains sont constants dans tous les époques historiques et littéraires.

Gilbert Durand, dans sa « théorie de l´ imaginaire » décrit ce fait en détail et nous explique que tout ce que nous écrivons,tout ce que nous lisons,est conditionné par un nombre réduit d´archétypes.L´univers des images et des idées est limité, constant et parallèle.

Notre culture est basée sur l´histoire et surtout dans la séquence passé\présent.Nous vivons dans une permanente série des commémorations, dates et souvenirs qui nous emmènent vers l´avenir toujours en mémoire du passé.

La littérature est ainsi le dialogue privilégié entre le passé et le présent et un pont vers le futur.

La référence aux œuvres du présent dans les termes, les sujets et les rapports au passé est constante.

Dans l´œuvre de António Lobo Antunes les références à l´histoire de la littérature et à l´histoire récent du Portugal, surtout à la guerre d coloniale, sont permanentes.Par conséquent et pour en savoir plus, et « pleinement apprécier » il faut connaître les œuvres de référence de la littérature et de l´histoire de ce temps-là.

La décodification d´un récit à travers des « clés » pour son ouverture, sont toujours les références du passé, sont les signes et symboles d´un passé littéraire et civilisatrice , un passé registré dans les grandes œuvres.

Au-delà de l´histoire pure et simple il y a l´univers personnel de l´auteur.On peut effacer la diachronie pour y entrer.Les pistes et les associations sont parfois complexes mais intelligibles dans la toile universelle de l´évolution humaine et littéraire.

Dans le dernier livre des contes de Fiama Paes Brandão il y en a un, très caractéristique et qui exemplifie tous que nous avons dit : il s´appelle « Unicórnio » (La Licorne en français).La complexité des liens de ce conte-là est fabuleuse.Il nous emporte au musée de Cluny, le musée d`art médiéval de Paris.Le conte décrit la visite d´un homme pour analyser une tapisserie fameuse , celle de la Licorne.Le visitant n´est que Rainer Maria Rilke, le poète tchèque qui de même, dans son livre « Les carnets de Malte Laurids Brigge » a fait une description des ces tapisseries.

Par le biais d´un personnage empruntée et à travers d´un mimétisme complexe, le pont entre le passé et le présent est fait, ainsi que le rapport entre les oeuvres et les écrivains du passé et d´aujourd´hui.


Pendant plusieurs siècles, la littérature fut définie comme le plaisir de la lecture et le plaisir du texte.Les personnes lisaient souvent pour s´évader d´une réalité, plutôt hostile.

Aujourd´hui nous avons aussi ce type de littérature d´évasion, de fort consommation mais aussi de fort plaisir pour ceux qui aiment le genre.

Normalement ceux qui lisent ces livres n´ont pas de connaissances sur les grandes œuvres du passé et on ne peut point dire qu´ils n´appréciaient pas ces livres.Ils l´appréciaient et ils sont très engagés dans leur défense.

Aussi,on peut avoir et on peut imaginer des lecteurs différents, des lecteurs qui hormis ces livres n´ont pas aucun rapport avec la littérature et avec la lecture.Et cet argument est le même pour les défenseurs de la littérature light ou de grand consommation : ils défendent que, si ce type de littérature n´existait pas, aussi on raterait et perdrait des milliers de lecteurs qui ne lisent que ces types de livres et qui parfois sont catapultés pour autres vols, pour autres livres, pour la grande littérature.


De mon point de vue, nous sommes entre deux concepts de la littérature et de l´« être littéraire », entre deux idées générales de vie et de conception sociétale.

D´un côté, nous avons les partisans d´une intellectualité et culture ( les intello), avec une position á la fois extrémiste qui s´éloigne de toute forme d´écriture commerciale et sans références littéraires.De l´autre côté ,parfois nous sommes aussi confrontés avec des positions très légères et lâches en ce qui concerne la littérature et qui considèrent que la seule littérature est celle qui se vend.


Les goûts et le plaisir en général est quelque chose de personnel.L´appréciation d´une œuvre littéraire est, bien avant d´une approche presque scientifique, un sentiment et une réaction émotionnelle .C´est pourquoi on peut apprécier la littérature moderne sans connaître les grandes œuvres du passé.

Nous ne pouvons pas être éclectiques au point de mépriser les goûts des autres.Il faut toujours nous rendre compte des différents visions et conceptions de la réalité et surtout de la grande variété des points de vue et des façons de voir cette même réalité.

La question savant qu´on analyse est d´abord une façon de diviser et d´introduire une espèce de ségrégationnisme littéraire.

Mon avis c´est que nous pouvons en profiter de cet essor de la littérature light et de l´arrivée des milliers des tout nouveaux lecteurs et captiver ces personnes pour la grande littérature et pour les œuvres de référence du passé.

domingo, 10 de junho de 2007

Samuel Beckett, o gozo do absurdo

«Do not despair: one of the thieves was saved. Do not presume: one of the thieves was damned » St.Augustine

Existem imagens que ficam como referência e cânones da civilização e da cultura ocidental. Samuel Beckett brindou-nos com algumas: Winnie, enterrada até ao pescoço em "Happy Days" e a árvore sob a qual Godot se fazia esperar.

Hoje arquétipos da nossa sociedade, estas imagens começaram por ser referências do teatro e do universo de Beckett.

O poder das imagens e da minúcia de Samuel Beckett é enorme e misterioso: elas ficam gravadas nas nossas memórias, atravessando gerações numa radicalidade de fronteira entre o absurdo e o irracional.

Beckett foi tão só, a chave do portal da actualidade das artes visuais e da criação absurda.

Mito da nossa cultura, prémio Nobel em 1969, Samuel Beckett estruturou o futuro das imagens e dos media, e comprometeu o Homem contemporâneo com a linha por si definida.

Riso (humor), nudez, queda, arvore, silencio, voz, vozes, ruínas.......o mundo de Beckett é hoje o nosso mundo.

"Avant-gardiste" radical

As coisas existem e acontecem sem sentido aparente. Esta sempre foi uma das máximas de Beckett na sua procura da essência inexistente e de uma forma que exprimisse o nada e o zero.

Obcecado pelos pormenores e pelos detalhes, fez da procura da palavra certa e da imagem perfeita a sua razão de vida.

Hoje, as pausas, as reticências e o silêncio beckettiano são ícones das artes e das letras.Beckett conseguiu transmitir o silêncio da única maneira possível, isto é, através das palavras e da força do texto.

"It was another happy day. »

Beckett impôs-nos o realismo absurdo característica dos tempos modernos por si só já absurdos.

Irlandês de nascimento, francês de crescimento, Samuel Beckett escreveu as suas obras tanto em inglês como em francês, chegando a preferir a escrita na língua de Molière por considerar que, não sendo nativo, seria mais fácil escrever sem estilo.

Todas as peças de Beckett eram caracterizadas por uma aridez dos cenários, uma minúcia dos diálogos e pelo controlo total do trabalho dos actores, como se fossem marionetas nas suas mãos.

As suas obras são o espelho da condição humana e de toda a sua condição absurda. Este absurdo reflecte mais a forma, do que o conteúdo do carácter absurdo, sendo diferente do absurdo de Camus, este mais virado para a absoluta falta de sentido da existência humana.

O absurdo de Beckett existe pelo gozo do irracional e pelas obsessões sem sentido de uma vida infeliz.

A rotina da vida moderna onde nada acontece, parecendo que tudo acontece e se passa é o paradigma de todo o universo beckettiano.

Também em "À espera de Godot" o que acontece é apenas o nada, sendo esta peça conhecida por ser a peça onde nada acontece, por duas vezes, no primeiro e no segundo acto.

"Nothing is funniest than unhappiness »

A percepção para Beckett também era importante e a utilização de outras perspectivas e de outras maneiras de ver a realidade foram uma constante na sua obra. A utilização de incapacidades físicas e mentais evidentes era uma maneira de Beckett recentralizar a atenção e reforçar a multiplicidade de perspectivas pela qual a realidade pode ser encarada. Aqui vemos o quanto a visão proustiana da realidade influenciou Beckett.

Ténues murmúrios

Samuel Beckett foi sempre obcecado pela imagem, a sua e as que pretendia transmitir. Na última fase da sua vida, em plenos anos oitenta, trabalhava arduamente em televisão considerando que era o meio de comunicação do futuro.

" Eles falam, falam, falam e não dizem nada"

O humor absurdo dos Monthy Piton, a escola Britcom e mesmo os lusitanos Gato Fedorento resumem a fórmula de Beckett do riso absurdo, do riso de nós próprios, das nossas incongruências, das nossas cumplicidades com este mundo absurdo, triste e sem sentido aparente.

O humor de " The Office" ainda vai mais além na fórmula beckettiana, através do silêncio forçado em conversas sem sentido e ambiguidades ambivalentes.Delirio absoluto.

Caio e tropeço e todos se riem; tropeçam e caem e farto-me de rir. O nosso espectáculo é sempre o mais hilariante e o de maior audiência.

Em "Play", durante quinze minutos, as vozes vazias de ideias borbulham em diálogos sobrepostos e desvairados num carrossel embriagante. É a condição humana à mercê do destino e de um devir por encontrar. M1,W1 e W2 são os personagens que antes de ficarem, já estavam encurralados.

Personagens ausentes, personagens sem tempo, personagens esvaziadas: este é o mundo de Beckett. O presente faz a sua inscrição no ausente e no não existente numa espécie de criação de "nonsense" precisa e muito estudada.

"Beckett: "It's a beautiful day, isn't it?"
The friend: "Yes, it makes one glad to be alive.
Beckett: "Aw now, I wouldn't go that far.."

A obsessão de Beckett pelo absurdo e pelo gozo provocador revela-se cada vez mais actual e permanentemente. O nosso mundo necessita da visão de Beckett.

Apesar de recorrentemente utilizar temas existencialistas como a solidão, o sofrimento e a condição humana, Beckett não foi um fiel seguidor da filosofia existencialista.

O teatro de escárnio

" La vie n´est qu´une ombre qui passe, un pauvre histrion qui se pavane et s´échauffe une heure sur la scène et puis qu´on n´entend plus….une histoire contée par un idiot, pleine de fureur et de bruit et qui ne veut rien dire."

Shakespeare, Macbeth, acte V, scène 5

Com Adamov e Ionesco, Beckett foi um dos expoentes do novo teatro ou teatro do absurdo.Beckett preferia o termo de teatro de escárnio ao de absurdo, para fazer a distinção e separação em relação aos existencialistas e às conotações camusianas e sartianas.

Beckett, ao contrário de Camus não considerava a vida absurda, apenas difícil, muito difícil. Considerava que os valores morais não são definíveis, nem acessíveis, sem exprimir juízos de valor. Falar de teatro do absurdo é emitir um juízo de valor, o que definitivamente não era o que Beckett pretendia.

Beckett queria a verdade e nada mais.

O teatro do absurdo tem origens bem antigas e arcaicas, no teatro medieval, nos mimos da antiguidade, na commedia dell´arte, nas personagens cómicas de Shakespeare, na literatura de non-sense, no surrealismo, nos filmes de Laurel e Hardy, de Charlie Chaplin, de Buster Keaton e dos irmãos Marx.

A mensagem é assim transmitida metermos de oposições, de rupturas de silêncio e de precisão, de imagem e de movimento controlado.
É assim Beckett. É assim a vida.


Samuel Beckett

Centre George Pompidou

14 Março a 25 Junho 2007
















sábado, 2 de junho de 2007

A desconstrução segundo Jacques Derrida

« Raça curiosa da vida alheia, tarda em corrigir a própria. Mas porque querem saber de mim, quem sou eu, se não querem saber de ti, quem são eles? E como fazem para saber se digo a verdade quando me ouvem falar de mim próprio, quando não há homem que saiba o que se passa dentro de um homem, a não ser o espírito do homem que está dentro dele.»

Agostinho, Confissões

Sendo a desconstrução um processo abstracto mas real, esta é essencialmente uma busca contínua perante a impossibilidade do sistema. Em cada um, a desconstrução surge como força de deslocamento e um limite à própria totalização do sistema.

De facto, foi essa própria incapacidade circular do sistema que permitiu aos filósofos falar em sistema.

Por natureza o sistema não funciona e pela desconstrução, enquanto processo de trabalho e análise, somos levados à disfuncionalidade do próprio sistema e ao desejo de sistema enquanto análise de relações de desajustamento.

D´ailleurs, Derrida

O nomadismo é uma verdadeira estética do exílio enquanto desconstrução da própria origem.

Sendo assim, o único lugar nómada é o lugar de origem. De resto a locomoção dos lugares, dos lugares inscritos na nossa memória é uma questão central no pensamento de Derrida.

Sendo os lugares em nós inscritos, a essência do nosso próprio Eu, a sua não nomeação induz a uma inscrição indizível e a registos muito para além do Ser, do Eu.

São os segredos da singularidade, o gosto do segredo numa hiperradicalização do pensamento, ou seja, a génese da verdadeira desconstrução.

Que limites então para o segredo enquanto processo de identificação?

O Ser " plus qu´un" coloca problemas ao nível da inscrição individual. O pensamento torna-se elíptico e sem interrupção, o som é silêncio e a imagem um regresso constante.

É o domínio da Invisibilidade que justifica e potencializa a dimensão hiperbólica do pensamento de Derrida.

Será que estamos perante um verdadeiro pensamento filosófico?

Aqui, a singularidade toma o lugar de uma identidade e por sua vez a radicalidade induz ao mistério e estranheza, conceitos mais próximos do literário do que do filosófico. É a impossível singularidade da identificação.

Mais do que filosófico, é um conceito de excesso filosófico, ultrapassando os cânones.

Os registos e impressões tocam novamente a literatura, no que ela tem de não canónico e não filosófico.

A imaginação é assim, mais do que um recurso de forma, uma ameaça para a verdade e para as ideias.

Pablo Picasso lembrou-nos que a imaginação é memória e que sendo assim (e é assim!), o lugar de inscrição é o da ficção.

Assim a ficção é um limbo de mediação, sendo aquilo que é e não é, ou que pode ser sem o ser; estamos perante os condicionalismos da dialéctica hegeliana e cuja não linearidade (ou será não circularidade?) resiste à participação e ao sistema enquanto identidade heterogénea que não se fecha.

A desconstrução só é então possível pela impossibilidade do sistema em se resolver e mesmo em existir.

Estamos sempre no "para além do lugar", "ailleurs", aliás também, numa singularidade cultivada que interrompe o registo da possibilidade.

É a inscrição que não se dilui e que através da metáfora, a escrita surge no lugar da ferida. É a dimensão catastrófica do pensamento de Jacques Derrida.

Filmografia

FATHY, Safaa; (1999): "D´ailleurs,Derrida"


















segunda-feira, 28 de maio de 2007

Albert Camus, a revolta pelo absurdo

«Que voulez-vous, je ne m`intéresse pas aux idées, moi, je m´intéresse aux personnes » Les Justes

Do desporto e do futebol em particular, Albert Camus reteve a lição de que nem sempre tudo corre como esperamos e que a bola nem sempre vai parar onde queremos.

De origens bastante humildes, a sua evolução como ser humano, é também, uma excepção já que perante um meio adverso e hostil, o seu caminho poderia ter sido outro. Da miséria social e intelectual ( un vrai voyou pied noir) que marcou o seu ambiente de infância na Argélia, ao prémio Nobel com apenas 44 anos, o caminho foi sempre pelo lado do inesperado, da surpresa, do fulgor de uma carreira e de uma vida terminada abruptamente de forma absurda por um acidente de viação.

Foi um amante da vida, do sol e da beleza, sem nunca esquecer a sombra e o lado negro da vida.

Sempre mais atento às misérias do mundo, do que aos focos de uma vaidade universitária e intelectual, Camus estava sempre ali, longe e distante, sempre em risco de uma solidão por vezes querida e assumida.

Defensor da verdade enquanto essência da vida, foi por esta característica que chocou com uma certa cegueira de alguns intelectuais seus contemporâneos. O futuro deu-lhe razão e hoje Camus é sem dúvida o autor francês mais lido e conhecido em todo o mundo, nomeadamente através do seu emblemático e enigmático romance "O Estrangeiro".

Apesar de amante da vida, a morte, a dor, a tentação do nada e do absurdo tornaram-se em questões essenciais, que iriam caracterizar todo o seu pensamento.

Como poderemos definir Camus, o seu pensamento e a sua filosofia?

Jean-Paul Sartre, logo após a publicação de " O Estrangeiro" definiu o seu pensamento como moralista e colocou-o a par dos pensadores moralistas do séc. XVII, devido à sua escrita aplicada e ao recurso constante a aforismos.

Será que Albert Camus não seria mais um filósofo do que um escritor?

Negligenciado por Sartre como um aluno mal comportado, o seu pensamento depressa ultrapassou a catalogação primária de existencialista.

Verdadeiro " Filósofo do Absurdo" o seu caminho distancia-se definitivamente dos existencialistas com a publicação do "O Mito de Sísifo", contra os quais o livro foi escrito.Com uma "sensibilidade absurda" ímpar, foi a seguir rotulado de niilista militante.

Albert Camus respondeu com uma teoria da revolta como valor criativo.

Albert Camus, pensar a revolta

Estudo sobre o pensamento e a filosofia de Camus

A revolta do bom senso e da justa medida

Intelectual "engagé" a História acabou por lhe dar razão, quer no seu combate contra todo o tipo de ditaduras quer na sua querela com Sartre.

Colocou sempre o homem à frente de qualquer filosofia, associou o conceito de revolta a uma justa medida e combateu o niilismo básico e castrador do conceito de revolta pura.

" Je ne crois pas assez à la raison pour croire à un système.Ce qui m´intéresse, c´est de savoir comment il faut se conduire quand on ne croit ni en Dieu ni en la raison. » Essais

Homem de bom senso, humanista, céptico e equilibrado, Albert Camus é o "protótipo" do homem moderno , sensível e amante da natureza e do mundo.

Camus desconfiou sempre do radicalismo político e apesar de "engagé" nunca comprometeu uma amizade e o diálogo aos assaltos do ódio ideológico.

Em " O Homem Revoltado" coloca em causa todo o artifício niilista e de como a revolta absoluta poderá ou não ser legítima.

Camus demonstra-nos que o Homem não vive de ódios e de lutas, não morre sempre com as armas na mão. Posição corajosa no contexto panfletário existencialista. Camus orienta para a História os exemplos para o seu pensamento; avança com conceitos inovadores para a época, como a valorização da beleza, da paixão, o amor dos seres e a felicidade.

Ao contrário de Sartre, que fazia do ódio profissão de fé, Camus defendia a amizade como valor quase absoluto e como tal bem a preservar e considerando que deveriam haver limites para as querelas ideológicas.

E foi em resultado da publicação de "O Homem revoltado" que se inicia a querela ideológica que marcaria os anos cinquenta e toda a segunda metade do séc. XX. Sartre inicia um diálogo, belo por vezes, mas que acaba por elevar e justificar todo o pensamento de Camus.

Camus antecipou a critica ideológica e filosófica contra o comunismo e contra a revolução, com uma abordagem totalmente anti- totalitarista; não hesita em pegar em autores como Lautréamont para justificar o seu pensamento.

Muitas das suas ideias são precursoras de um pensamento mais próximo do séc. XXI. Justa medida, equilíbrio, humanidade e bom senso são palavras de um léxico actual e que nos anos cinquenta eram consideradas pelos radicais como virtudes burguesas.

Aliás todos estes conceitos só seriam recuperados por Milan Kundera em plenos anos oitenta quando faz uma análise da revolta de Praga como uma revolta de moderados cépticos post-revolucionários: uma revolta de moderados, verdadeiro pecado capital para os intelectuais radicais.

Muito mais do que uma crítica a regimes ou doutrinas totalitárias todos estes conceitos são a génese de um pensamento e de uma filosofia da modernidade.

A coragem referida anteriormente é de sublinhar já que o contexto dos dois blocos políticos e da guerra fria tornava a esquerda e os seus radicais dominantes no contexto intelectual ocidental.

Mas Camus considerava-se de esquerda, " malgré moi et malgré elle" mas de uma esquerda que hoje poderíamos como humanista e despreconceituada.

Albert Camus foi muito longe em " O Homem Revoltado" na antecipação de um pensamento dessacralizante da política. Vai recuperar o regicídio de Luís XVI como exemplo de um assassínio de um homem bom mas que é assassinado em função do que representa. É a abstracção pura ao serviço do pensamento revolucionário. Considerava Camus que estávamos perante um momento chave da história, em que o sagrado deixava o campo do religioso e invadia o campo político. Recusa assim definitivamente os radicalismos e sai de um certo pensamento maniqueísta deleitante e reinante.

Nascido equidistante "da miséria absoluta e do sol abrasador" foi como que obrigado ao "engagement" na defesa do que nunca teve por direito e por opção. Mas Camus tinha mais: tinha o mundo e a sua gratitude, a afectividade, os sentimentos, a condição humana revisitada em plena renovação. A esperança como futuro, o futuro como esperança.

"La pensée de Midi" é assim a definição ou redefinição de Camus do pensamento clássico greco-mediterranico, nascido do sol e do mar, contraponto a um pensamento do norte da Europa, sombrio e personificador do nada e do mal.

O mundo pensado por Camus é baseado no amor pela vida que nos faça esquecer o desespero da condição humana, o absurdo de viver: a verdadeira tese da felicidade.

" Um homem é sempre presa das suas verdades. » O Mito de Sísifo

Um raciocínio absurdo

Albert Camus sempre teve especial apetência para ser artista em vez de filósofo. A sua capacidade de adaptação da forma ao sujeito foi muito importante na divulgação e no reconhecimento quer da sua obra, quer do seu pensamento.

De 1938 a 1941 Camus escreverá três obras que marcarão todo o seu percurso enquanto pensador: um ensaio, " O mito de Sísifo", um romance " O Estrangeiro" e uma peça de teatro "Calígula". Diversificando as formas, tentava atingir o essencial: o pensamento do absurdo.

" O divórcio entre o Homem e a sua vida, entre o actor e o seu cenário, é que é verdadeiramente o sentimento do absurdo"

O Mito de Sísifo

Muitos criticaram que "O Estrangeiro" foi sempre lido à luz do "O mito de Sísifo". Camus percebeu desde cedo que a melhor maneira de ser filósofo era de escrever romances, espécie de álbum de imagens do pensamento filosófico.

Será que os jurados tinham ou não razão em condenar Mersault à pena capital? Para muitos este é o grande poder de ilusão de "O Estrangeiro" comparável ao génio de Flaubert ao colocar o leitor a favor ou contra Emma Bovary.

" Ce que attire beaucoup de gens vers le roman c´est que apparemment c´est un genre qui n´a pas de style.En fait il exige le style le plus difficile, celui qui se soumet tout entier à l´objet.On peut ainsi imaginer un auteur écrivant chacun de ses romans dans un style différent » Carnets II

No final dos anos quarenta e início dos cinquenta, Camus frequentava com Sartre e Simone os cafés de St.Germain-des-Prés, nomeadamente o "Flore" e o "Deux Magots". Os ignorantes e distraídos confundiam Camus como um simples seguidor de Sartre e do seu movimento existencialista.

Preferia testemunhar e exemplificar a "sensibilidade absurda" em vez de teorizar sobre uma "teoria do absurdo".

As suas ideias políticas são hoje verdades inalienáveis no nosso dia-a-dia. Todos nós concordamos que a servidão não é maneira de levar o Homem a sentir-se feliz.

O acreditar no devir de um mundo melhor sempre foi condenado pela esquerda dogmática.

Camus tanto criticava os métodos do General Franco em Espanha, como a ditadura Estalinista. Esta parece-nos hoje, uma atitude óbvia, mas tomar uma posição destas naquela época era demonstrador não só de coragem como de um carácter forte. Denunciou sempre a sombra e o mal, em contraponto ao bem e ao sol.


As palavras-chave de Albert Camus

O Absurdo

O sentimento do absurdo nasce no homem na sua incapacidade de se interrogar sobre a presença do próprio mundo e quando não obtém nenhuma resposta.Resta-lhe apenas assumir a sua condição absurda, tal como Sísifo que transportava repetitivamente e sem parar um enorme rochedo até ao cume da montanha e que de cada vez, este rolava até à base. Esta condição absurda, a condição humana, não impedia Sísifo de ser feliz e não impede o Homem de ser feliz. Do absurdo ao nada, e daí ao niilismo militante é apenas um passo.O conceito de Absurdo foi também utilizado pelos niilistas para justificar assassínios e a morte, o que deixou Camus escandalizado.

A Beleza

Os Gregos sempre viveram rodeados da beleza. Esta servia muitas vezes de código moral.Camus defendia um retorno à beleza, afastada do Homem por esses tempos.Afastava-se assim de um certo pensamento moderno defendendo que a beleza seria a justiça perfeita.

A beleza é necessária para o Homem de acção e para o criador, numa vontade de equilíbrio determinadora de um bom senso. Defendia a estética clássica como o cânone de beleza, como a dominação de todas as paixões.

O Sol

Quando perguntam a Mersault por que razão tinha cometido o assassínio, este responde que tinha sido por causa do sol. O seu próprio nome ,Meurt-Solei, predestinava-o já a um destino trágico. É um signo em toda a obra de Camus, de uma felicidade que caminha lado a lado com a tragédia.


Bibliografia

CAMUS, Albert; (1971):"A Morte Feliz", Livros do Brasil, Lisboa

CAMUS, Albert; (S\D):"O Mito de Sísifo", LBL Enciclopédia, Livros do Brasil, Lisboa

CAMUS,Albert;(1951):"L´homme révolté", Éditions Gallimard,Paris

Le magazine littéraire; (mai 2006): "Albert Camus: penser la révolte"



















quarta-feira, 23 de maio de 2007

Uma visão crítica do crescimento

« A linguagem política serve para tornar verosímeis as mentiras e respeitáveis os assassinatos, e para dar uma aparência de solidez ao que não é senão vento»

George Orwell

Vivemos obcecados pelo crescimento. Quer seja económico, social ou mesmo pessoal, o crescimento domina os nossos dias numa espiral embriagante.

Fazem-nos crer que, se não crescermos, não existimos e se não competirmos, não sobrevivemos.

Arrebanhados, empurram-nos para a frente, contaminados pela febre consumista na procura de uma salvação perpétua e sem sentido.

As novas elites transnacionais, as mesmas que controlam os gigantescos fluxos de capitais, exigem a todos, indivíduos e instituições, que andem para a frente e que sigam o movimento, esse movimento da globalização, alter-ego do capitalismo.

Uma visão crítica do crescimento

A mundialização técnico-mercantil necessita do crescimento perpétuo sem se preocupar com o devir, sem questionar a limitação dos recursos, sem limitações ambientais ou sociais.

Para os detentores dos fluxos de capitais são as mais-valias que interessam e tudo o que limitar o seu crescimento ilimitado terá tendência a diluir-se no meio desta febre global, neste contínuo andar para a frente, neste "para frentismo" (bougisme) atroz.

Não nego os benefícios que os diversos booms de crescimento, ao longo dos últimos 150 anos, proporcionaram à espécie humana níveis de bem-estar e evolução nunca antes atingidos.

Mas, e pela primeira vez na nossa curta existência enquanto habitantes deste planeta, estamos perante a escassez e a penúria de recursos, perante um verdadeiro desastre ambiental à escala global e perante a desigualdade exponencial entre ricos e pobres, quer a nível de países quer a nível interno, dentro desses mesmos países. Aliás esta desigualdade já se tornou emblemática e identificadora das políticas liberalistas sem regras, que pululam em quase todas as nações, independentemente do seu posicionamento político.

Modernizar continuamente e consumir perpetuamente são estes os dois mandamentos da política mundializadora global. Comunicar cada vez mais e mais depressa, como se, se não o fizéssemos não existíssemos. Fazer trocas comerciais com cada vez maior rentabilidade mesmo que, para isso não sejam respeitadas regras ambientais e sociais.

Resistir é preciso, resistir é possível

É necessário cada vez mais, definir uma postura de resistência que nos faça acordar da letargia contagiante que apenas beneficia quem domina.

Devemos aprofundar as estruturas democráticas e envolvermo-nos mais em organizações cívicas que nos possam efectivamente defender.

Reciclar e reutilizar, pensar e agir. Ser activo e acreditar que, com a acção e postura individual se pode mudar, que podemos mudar e que podemos servir de exemplo.

Existe esperança e devemos combater o imobilismo e melancolia que nos incutem diariamente.

" Mas o que é duro é o aprumo dessa boa gente, a segurança que sentem na asneira! São barulhentos como os caixotes grandes de que se servem; a sonoridade vem de serem vazios »

Gustave Flaubert

É o domínio absoluto da sociedade pelo "económico". Todas as vertentes de análise, em todos os sectores são vertentes economicistas.

O movimento perpétuo da globalização é por vezes contraditório, na sua essência e na sua prática já que, em contraponto a uma uniformização real acabamos por fragmentar a mesma sociedade que queremos uniforme, com base em desigualdades imensas e nunca antes registadas.

Estamos assim perante uma verdadeira religião do progresso que, supostamente deve ser automático e necessário.

Um outro mundo é possível, uma outra realidade é necessária"

"Tudo é relativo, eis o único princípio absoluto ! »

Auguste Comte

Bibliografia

TAGUIEFF, Pierre André; (2002): "Resistir ao para frentismo", Campo da Comunicação, Lisboa


















domingo, 20 de maio de 2007

“Un amour de Swann”

« La vraie vie c´est la littérature»

Marcel Proust


O nascimento de uma vocação, a de escritor, é o "leitmotiv" do romance de Proust " À la recherche du temps perdu" (1913). É o verdadeiro romance dos romances em que somos levados a flutuar por mais de 7 volumes e 1000 páginas de puro encanto, num verdadeiro hino à arte e à vida.

A literatura assume-se assim como verdadeira fonte de vida, essência e génese, num percurso maravilhoso e ao mesmo tempo perturbante.

Por caminhos que entram numa verdadeira linguagem poética, Marcel Proust assume-se como um escritor filósofo, mágico por vezes. Em "À la recherche." Extrai-se um sentido, o verdadeiro sentido de uma vida, da nossa vida.

Prova-nos Proust que o "Eu profundo" está sempre para além das aparências, por muito mundanas que possam parecer. O "Je" do romance é mais do que um "Eu" ou mais do que Marcel ou Swann, numa imanência individual característica de toda a obra.

A visão da realidade é subjectiva e depende do ponto de vista e da impressão que nos causa no exacto espaço-tempo da perspectiva, abrindo caminho para percepções múltiplas e complexas, do que nós poderemos pensar que seja uma única e só realidade. É definido assim o princípio do ponto de vista. A realidade apenas existe através do "Eu".

Estamos assim perante conceitos metafísicos e profundamente escatológicos."À la recherche" é essencialmente uma procura de uma verdade, que também é a nossa verdade, a de uma busca de um devir e de uma essência filosófica que nos sustente perante as incertezas do desconhecimento.

Esta procura, eminentemente filosófica corresponde a uma doutrina estética específica, definidora da verdadeira essência da definição do que é a arte.

Arte e vida recuperados em movimentos transcendentes e multiplicadores biunívocos.

Imaginado como um díptico " temps perdu\temps retrouvé" " À la recherche" define-se como para além de um romance, como um verdadeiro estudo filosófico, um verdadeiro ensaio de como viver a vida como uma obra de arte, ou de como a arte transcende a vida.

Sendo o tempo, monumento com sede eminentemente pessoal, o seu deslizar e as memórias desse tempo passado são experiencias únicas. Este é outro dos temas centrais de "À la recherche" numa exploração e descoberta das memórias voluntárias e involuntárias. Temos assim o tempo como parte integrante do mundo e de como a sua passagem é algo íntimo e pessoal (Bergson, Henry 1859-1941)

Recensão Crítica

"Du côté de chez Swann" – Marcel Proust

Um estudo sobre o amor em " Un amour de Swann"

"Un amour de Swann" faz parte do primeiro livro de "À la recherche du temps perdu", com o título de « Du côté de chez Swann". Verdadeira mise en abîme,"Un amour de Swann" é uma história dentro da história com uma estrutura clássica. Uma verdadeira analepse de 15 anos na estrutura narrativa de " Du côté de chez Swann". Esta história chega ao narrador pela versão do seu avô.

No entanto, a continuação de "À la recherche" irá mostrar-nos que realmente Swann perdeu tempo com Odette.

A busca de um tempo perdido, que uma vez passado não se pode mais recuperar.

Charles Swann é o alter-ego do narrador, do "Je", de Marcel, do herói proustiano. Swann é um verdadeiro esteta diletante, amante da arte e frequentador dos salões e da sociedade parisiense do último quartel do século XIX.

Swann apaixona-se por Odette, rapariga mundana e que não é o seu género.Swann conhece-a e esta introdu-lo no clã dos Verdurin.É nesse meio da burguesia muito rica que, através de uma ilusão o amor de Swann por Odette começa a surgir.Foi uma verdadeira idolatração estética. Swann associa a um pequeno excerto de uma sonata de Vinteuil ouvida em sua companhia, aos seus momentos de felicidade junto de Odette; também por acaso ele descobre a semelhança de Odette com um personagem de um fresco de Botticelli da Capela Sistina,Shéphora.. Temos assim o amor nascente ligado à obra de arte numa espécie de "coup de foudre" virtual através da arte.

Verificamos então a existência de uma ligação estreita entre amor e a arte num processo contínuo até final de À la recherche ".

Odette era uma mulher de um nível inferior ao de Swann (assim como os Verdurin) mas este facto, não obstou minimamente ao envolvimento de Swann.

Este amor conduziu-o a um sofrimento imenso do qual a cura foi penosa e muito difícil.

Swann foi condicionado por este amor em todos os aspectos da vida, quase que o deixando na loucura.

Como esteta que era e como amante da arte e o facto de ele associar as duas peças de arte a Odette demonstra o quanto Swann necessitou de se justificar perante si próprio num processo de identificação do seu novo amor com uma ou com várias obras de arte. Inicialmente indiferente a uma mulher daquele tipo, Swann vai transformar Odette no objecto do seu amor numa adjectivação de aproximação entre a obra-prima e o ser amado. Numa confusão interior Swann associa-a permanentemente a múltiplas representações estéticas e artísticas numa indivisível realidade.

Swann começa a fazer visitas nocturnas a Odette, tornando- se seu amante.Swann vive uma verdadeira paixão e culto por Odette, numa mistura entre realidade e obra-prima.

Temos assim um amor baseado num erro de percepção e sobre a idealização da mulher amada. Através do fresco de Botticelli, Swann associa e identifica Odette com Shéphora.

Swann, esteta por natureza, procura constantemente na realidade, equivalentes às suas obras de arte preferidas, contribuindo para a falta de capacidade em distinguir a Odette real a Odette ideal e imaginária.

Somos assim conduzidos a uma verdadeira cristalização do amor, expressão primeiramente usada por Stendhal e desenvolvida por Ovidio na sua "Arte de Amar"

"..La cristallisation auréole l´être aimé de mille perfections jusqu`a faire disparaître ses imperfections »

É o domínio absoluto da arte e dos valores estéticos em contraponto com o parco controlo sobre a vida e as coisas reais.

O seu interesse por Odette vai em crescendo até ao momento da posse carnal, o curioso " faire catleya", metáfora floral baseada nas raríssimas orquídeas e que para os dois amantes não é mais do que "faire l´amour".

Swann fica cego e nada mais vê do que Odette; vive para ela numa paixão cega e arrebatadora.

Está pois Swann, e depois de expostas estas premissas, condenado ao sofrimento.Inicia-se um processo de desconfiança e ciúme que o leva por caminhos tortuosos e a um declínio do amor. A espiral de ciúmes é como que uma procura total da verdade, da vida presente e passada de Odete.

No entanto e neste limbo, Swann comporta-se por vezes como se Odette fosse virtuosa e outras vezes como se fosse uma simples cortesã. É a verdadeira desmistificação do amor, como o imaginamos, emblemático e referencial.

É nesta procura da verdade que o narrador (Swann, herói, Je, Marcel) constrói a sua obra de arte, através da sua vida, através de um tempo perdido, etapa maior nesta sua caminhada para a obra-prima.

Amor e ciúme numa espiral de catarse que leva ao espiamento de Swann numa etapa que é necessário ultrapassar para continuar o caminho até à criação suprema.

A concepção proustiana do amor é essencialmente negativa pois a posse de um outro ser nunca acontece e por isso o ciúme e o sofrimento acabam por dar entrada em cena.

O texto torna-se quase perfeito numa circularidade exemplar e ao mesmo tempo óbvia:

Nascimento e morte de um amor, referencial para todo o devir do romance.

Para existir amor, o amor proustiano, não é importante o "Ser amado" e se ele nos agrada ou não, o que é importante é a busca e a construção intelectual.

Proust conduz-nos ao conceito de arte como transposição da realidade, conducente ao modelo, à ideia e à essência.

Vemos também que o extracto da sonata de Vinteuil ao ser despoletadora de memórias involuntárias de um tempo feliz, o tempo das pequenas graças com Odette, não terá uma existência quase material mesmo humana.

São os signos na obra de Proust tão bem analisados por G.Deleuze: os signos mundanos, como tempo que perdemos, os signos da paixão, como o tempo perdido, os signos sensíveis, aqueles que nos dão o tempo já perdido e simultaneamente uma imagem da eternidade e os signos da arte, que nos dão a conhecer o tempo reencontrado, o tempo original, o absoluto que incorpora todos os outros.

O amor é assim prisão e sofrimento nesta busca incessante pela criação absoluta da obra de arte suprema, a vida.

"Dire que j´ai gâché des années de ma vie, que j´ai voulu mourir, que j´ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n´était pas mon genre ! »


Bibliografia


Bibliografia de estudo

PROUST,Marcel;(1988):"Du côté de chez Swann", Éditions Gallimard, Paris


URL :

PIAZZA,Luciana ;S\D: « Le rapport entre l´art et l´amour dans Un amour de Swann » ;http://victorian.fortunecity.com/holbein/42/poems2.html,visitado em 19/05/2007


Livros:

GROS,Bernard;(1981): "Profil d´une oeuvre: À la recherche du temps perdu, Marcel Proust",Éditions Hatier,Paris

COMPAGNON, Antoine,préface in: PROUST, Marcel;(1988):"Du côté de chez Swann", Éditions Gallimard,Paris,pp I-XXXV